Résilience…

11 mars. Je participe à la soirée organisée par Accent sur Elles à l’occasion de la journée internationale de la femme.
Plus de 150 femmes rassemblées par Armelle Carminati dans le cadre du réseau Accent sur Elles qu’elle a lancé en 2004 pour « Encourager et faire rayonner les talents féminins ».

Et la première chose que cela m’inspire est un grand « coup de chapeau » : le réseau marche, le réseau progresse, le réseau vit parce qu’Armelle et l’équipe de direction d’Accenture y met du talent et de la passion. Un bel exemple d’engagement sociétal d’une entreprise !
Alors oui, ça marche, et on sent dans ce groupe une belle énergie, une envie de contribuer et d’avancer, plein d’intelligence souriante et solidaire – bref cette atmosphère si particulière que l’on ne trouve que dans ces assemblées de femmes d’entreprise quand elles se retrouvent pour parler d’elles et de leur « boites ».

Le dialogue s’instaure immédiatement autour du thème choisi pour la soirée: « La résilience ».
Beau sujet qui résonne si bien avec notre environnement actuel de lente sortie de crise qui amène beaucoup d’équipes, beaucoup de managers à pousser plus loin leur capacité d’adaptation, de résistance, de créativité.

Evidemment, ce thème me parle ! A moi et tous les collaborateurs (80% de collaboratrices…) de Manpower avec nos 28% de baisse d’activité en 2009, nos 18 mois de crise pendant lesquels nous avons choisi la mobilité, l’agilité pour faire face, en demandant beaucoup à nos équipes, et maintenant une reprise lente et en dent de scie qui fait alterner soulagement, excitation, frustration, inquiétude…
Bien sûr la question du jour est : les femmes sont plus résilientes que les hommes ? Je n’imagine pas surprendre en disant que toutes nous sommes bien d’accord, les intuitives comme les expertes.. la réponse est oui ! les femmes sont plus résilientes que les hommes…elles ne naissent pas comme çela certes, mais la vie le leur apprend. Un peu ennuyeux au passage, les patrons français interrogés dans l’enquête d’Accenture semblent moins que les autres considérer importante cette qualité de résilience… bizarre en ces temps difficile !
Ce qui me gêne un peu dans ce débat c’est que le sujet de la résilience est majoritairement abordé comme la qualité indispensable aux femmes pour que tout simplement elles progressent dans l’entreprise et obtiennent enfin (ou jamais) la reconnaissance due : la première place.
Je ne devrais pas être surprise, parce que je sais bien que c’est la réalité, que ce plafond de verre, ces codes qui excluent les façons différentes d’être et de réussir, tout ceci existe et décourage nombre de talents féminins.
Pour autant, j’ai envie aussi qu’on se dise plus fort qu’il y a un vrai « fun » à se battre et à convaincre ; que toutes, nous sommes passionnées par ce que nous faisons ; que nous adorons réussir à être ‘multiples’ , et que nous préférons souvent les challenges des causes perdues aux défis plus conventionnels…
J’ai envie aussi de dire que beaucoup de femmes sont brillantes, « gonflées », pragmatiques, précises dans l’exécution d’une stratégie pour son succès, capables de nous attacher d’autres talents, d’autres passions pour gagner…
L’humour est une composante de la résilience…alors constatons avec humour que c’est vraiment plus difficile pour les femmes qui ont ces talents …mais elles y arrivent parce que c’est vrai, elles sont aussi plus résilientes…

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Journée de la femme: à quand sa suppression ?

A quoi sert elle cette fameuse journée de la femme où chaque patron se sent vaguement obligé d’apporter une rose à sa secrétaire et qui agace prodigieusement tant de mes amies?

A reconnaitre la contribution des femmes à notre société ? Un peu sans doute, et c’est vrai que les femmes sont formidables (mais oui…). Je ne suis pas pour ma part de celles qui considèrent qu’un hommage est une insulte et ce n’est pas parce que les hommes n’ont pas le pendant que quelques douceurs ne sont pas bonnes à prendre.

Pour autant, l’objectif de cette journée officialisée depuis plus de 30 ans est de faire le point sur l’évolution des droits de la femme dans nos sociétés. Et force est de constater qu’une génération plus tard, hélas, le sujet mérite toujours attention – y compris dans nos sociétés sophistiquées et en paix.

Les derniers mois, avec le débat sur la loi instaurant des quotas dans les conseils d’administration, ont montré à quel point il restait du chemin à parcourir en France dans les esprits et dans les actes.

Le vrai sujet n’est évidemment pas la mixité des conseils d’administration des grandes entreprises françaises, qui est réel mais d’abord symbolique.

Le vrai sujet, c’est la place des femmes dans la société et dans l’entreprise, la valorisation de leur contribution, l’ambition qu’on les incite à avoir et qu’on a pour elles.

Que de bêtises entendues ces derniers mois !

Une d’entre elle m’a particulièrement exaspérée et m’a confortée dans le fait que le chemin serait encore long et qu’il fallait se mobiliser sur ce sujet: imposer 20% de femmes dans les conseils d’administration aurait un impact négatif sur la performance des dites entreprises puisqu’il n’existerait pas 50 femmes suffisamment compétentes pour siéger dans de tels conseils !

Et puis il y a aussi cette idée rampante que la volonté d’avoir à la fois une vie professionnelle et une vie familiale épanouie serait une chimère de post soixante-huitardes, une ambition qui n’en vaudrait pas les efforts et que les jeunes femmes d’aujourd’hui déserteraient pour opter pour un cocooning confortable ..

Et bien moi…je teste tous les jours la contribution exceptionnelle des femmes à l’entreprise et en particulier à mon entreprise. Je teste tous les jours le bonheur d’avoir un job passionnant et deux filles merveilleuses, ces deux facettes de ma vie se nourrissant l’une de l’autre..

Pour toutes j’ai de l’ambition, pour toutes je veux la possibilité du choix de leur vie, de leur engagement, de leur liberté.

Alors… allons y pour une journée de la femme, en 2010 et autant de fois que ce sera encore nécessaire!

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« Quand pensez-vous que des femmes dirigeront des entreprises françaises ? »

J’ai répondu la semaine dernière aux questions de la rédaction de Challenges. Signe des temps et de l’évolution de la presse : il s’agit d’une interview filmée, qui est à la fois destinée à nourrir le site web et l’hebdomadaire papier.

J’ai bien sur été interrogée sur les perspectives du marché du travail, mais j’ai aussi eu le loisir d’approfondir un certain nombre de sujets qui me tiennent à cœur – et que j’ai largement abordés dans ce blog.

Je pense par exemple à notre partenariat avec Pôle Emploi ou à la place des femmes dans l’entreprise, en réponse à cette question, posée par les internautes : « Quand pensez-vous que des femmes dirigeront des entreprises françaises ? ».

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Les prix de la Fondation Manpower pour l’Emploi

Depuis des années, Manpower remet un Prix à un ouvrage offrant une réflexion novatrice sur les questions de travail, d’emploi, d’économie. Pour cette édition 2009, le Prix est placé sous la bannière de la Fondation Manpower pour l’Emploi, dont le premier Conseil d’administration s’est tenu il y a quelques semaines.

Ce soir, nous remettons deux prix : l’un à Matthieu Pigasse, Directeur général délégué de Lazard Frères, et Gilles Finchelstein, Directeur général de la Fondation Jean Jaurès, les deux co-auteurs de l’ouvrage « Le Monde d’après – Une crise sans précédent » ; l’autre à Avivah Wittenberg-Cox, PDG de 20-first et Alison Maitland, journaliste, co-auteures de « Womenomics – La croissance dépend aussi des femmes ».

Je reconnais au moins trois grands mérites au livre de Matthieu Pigasse et Gilles Finchelstein : le premier est sa clarté. Alors que le propos est complexe, cet essai permet de mieux comprendre la crise financière, sa rapidité et sa brutalité sans tomber dans la trivialité. Le second mérite est de ne jamais succomber au ressentiment ou à l’indignation morale et immédiate, qui permet bien souvent de se forger une bonne et belle conscience à peu de frais. La qualité de la réflexion autour d’idées pour « le monde d’après » constitue le troisième mérite : un monde et un modèle de développement plus humain, débarrassé de la dictature de l’urgence.

Et puis, les lecteurs de ce blog l’auront deviné, je suis particulièrement ravie qu’un Prix spécial aille à « Womenomics ». C’est manifestement le premier livre qui aborde la mixité sous l’angle économique – et non comme un enjeu féministe ou féminin. La aussi, l’analyse des auteures est à la fois complète, internationale…et très claire. Et au-delà des constats, elles souhaitent « favoriser l’émergence et contribuer à construire un nouveau type de leadership bilingue qui maximise les capacités des hommes et des femmes en reconnaissant les avantages concurrentiels de nos compétences et de nos natures complémentaires. »
Un programme riche et novateur, à suivre sur le blog de Avivah Wittenberg-Cox.

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Oser être la chef… et le devenir un peu plus facilement

Oser être la chef - couverture

« Oser être la chef » est un livre à la fois juste dans ses analyses et pratiques dans ses conseils. Lorsque Valérie Rocoplan, son auteure, m’a demandée de le préfacer, j’ai accepté de bonne grâce – même si je n’ai pas connu toutes les situations de la vie professionnelle que ce guide passe au crible, loin de là !

Mardi matin, Valérie « lançait » donc son livre devant une petite centaine d’invités, très majoritairement des femmes de la sphère RH et du conseil. L’occasion pour elle de rappeler quelques chiffres : en France, les femmes ne représentent que 17% de l’ensemble des dirigeants salariés et on ne compte que 6,5% de femmes dans les conseils d’administration et 5% dans les Comités exécutifs. Bref, ce n’est plus un plafond de verre, mais une falaise de verre !

Il y a, selon moi, quatre points importants qui peuvent aider les femmes à franchir cette falaise : je suis tout d’abord convaincue de la puissance du réseau, qui constitue à la fois un réel accélérateur de carrière et un filet de sécurité en cas de chute. Et tisser ou cultiver son réseau de façon dématérialisée est aujourd’hui évidemment plus aisé qu’il y a quelques années.
Deuxième conseil : se doter de « role models » comme disent les anglo-saxons, c’est-à-dire femmes auxquelles on peut raisonnablement s’identifier et qui ont atteint ce à quoi on aspire.
Troisième point : il faut promouvoir le mentorat au féminin. C’est une pratique très développé outre-Atlantique, mais peu en France. C’est pourquoi j’avais remarqué, il y a quelques mois, l’initiative de l’Apec qui a lancé une opération de parrainage de jeunes diplômées par des cadres dirigeantes. A la lecture de leur blog, il semble que cette opération soit véritablement riche de sens et en même temps très concrète. Pourquoi ne pas aller plus loin et réfléchir à une systématisation du procédé dans les grandes entreprises ?
Enfin, je suis convaincue qu’il faut gérer les « pipelines de talents ». J’entends par là qu’à compétences égales, au moment des nominations, il faut que l’entreprise s’assure que les femmes soient traitées de façon équivalente aux hommes.

Mais faire avancer cette cause mérite certainement une réflexion collaborative, à laquelle je vous invite ici (hommes et femmes confondus !) bien volontiers…

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Femme dans l’entreprise, encore un effort (2)…

Les entreprises, elles, semblent vivre à l’écart de cette pression de l’opinion publique que j’évoquais dans mon précédent post. Leurs juges, ce sont leurs clients et leurs actionnaires ; et ceux-là, pour l’heure, se soucient davantage, pour les uns de s’acquitter du juste prix, et pour les autres de percevoir la juste valeur, que de promouvoir la représentation des femmes au sein des états-majors.

Peut-on d’ailleurs le leur reprocher ?

A chacun son rôle. Les pays nordiques ont choisi de se saisir du problème de façon énergique, en procédant par la voie législative. En Norvège, le Parlement a ainsi voté en 2003 une loi obligeant les entreprises cotées à nommer dans les cinq ans au moins 40% de femmes au sein de leur conseil d’administration. Mais la France n’est pas la Scandinavie, et les quotas sont étrangers à notre culture politique : dans sa loi sur l’égalité professionnelle, le gouvernement Villepin avait essayé d’introduire une disposition imposant une féminisation des conseils d’administration, mais le Conseil constitutionnel a eu tôt fait de lui rappeler – dans son langage inimitable – que « la recherche d’un accès équilibré des femmes et des hommes aux responsabilités ne saurait faire prévaloir la considération du sexe sur celle des capacités et de l’utilité commune« .

Que faire, dans ces conditions ? Les entreprises sont-elles condamnées à regarder passer les trains – ou plutôt, à regarder la parité progresser à son train de sénateur ? Certainement pas. Les chefs d’entreprise le savent bien : c’est entre 28 et 35 ans que se constitue, au sein des entreprises, le vivier des hauts potentiels, appelés à occuper, dans les années qui suivent, les fonctions les plus importantes au sein des entreprises ; or c’est à cet âge-là que la plupart des femmes choisissent d’être mères. La science évolue à pas de géants, mais cette différence biologique entre l’homme et la femme risque d’être structurante pendant quelques décennies encore…

Les entreprises doivent donc se saisir sans attendre de ce sujet, en avançant dans deux directions.

Elles doivent d’abord se donner les moyens d’y voir clairement dans leur politique RH. Le taux de mixité par niveau hiérarchique est un premier indicateur, désormais largement répandu, mais il n’est pas suffisant : les entreprises doivent avoir une vision dynamique de la mixité. Combien de femmes sont-elles recrutées chaque année, et à quel niveau ? Le taux de fidélisation et surtout le taux de promotion des femmes sont-ils les mêmes que pour les hommes ? C’est sur la base d’une gamme complète d’indicateurs régulièrement actualisés que les entreprises pourront engager, au cas par cas, les actions nécessaires.

Les entreprises doivent également s’adapter davantage aux contraintes des femmes. Leur pouvoir n’est certes pas infini : dans une récente interview, la philosophe Elisabeth Badinter jugeait avec raison que c’est d’abord dans la famille que se créent les conditions de l’égalité entre l’homme et la femme : « à partir du moment où la femme a des enfants, elle va courir dans sa vie professionnelle avec une tonne sur le dos. Tant que la femme assurera 80% des tâches familiales, parentales et ménagères, il sera impossible de parvenir à une quelconque égalité au sein de la sphère professionnelle« .

Pour autant, les entreprises ont un vrai rôle à jouer, en particulier en favorisant un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Aménagement des horaires, accès facilité à des services de garde d’enfants, dispositifs visant à fluidifier les départs et les retours en congé maternité : toutes ces initiatives, et bien d’autres encore, peuvent jouer un rôle utile pour progresser sur la voie d’une meilleure égalité des chances.

Leur définition, au plus près du terrain et de ses spécificités, doit figurer au cœur du dialogue social dans l’entreprise.

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Femmes dans l’entreprise, encore un effort (1)…

Les femmes occupent-elles toujours, dans l’entreprise, les places qui devraient leur revenir ?
Femme et chef d’entreprise (dans l’ordre que l’on voudra, je n’établis pas de hiérarchie entre ces deux statuts…), j’ai été conduite à me poser cette question à plusieurs reprises au cours de mon parcours professionnel. Ma réponse n’a hélas pas vraiment varié : le « plafond de verre » qui entrave la progression professionnelle des femmes demeure une réalité dans le monde du travail

Les choses sont-elles pour autant demeurées intangibles depuis vingt ans ? A l’évidence, non. En particulier, l’égalité professionnelle s’est imposée comme un objectif partagé par tous. Plus important encore, l’égalité s’est imposée pour des raisons économiques autant que politiques : la lutte politique pour la promotion des femmes s’est trouvée relayée, dans le monde de l’entreprise, par une série d’analyses mettant en évidence la « surperformance » des entreprises en pointe dans la féminisation de leur top management. De ce point de vue, il faut saluer le travail d’influence accompli dans la durée par certaines ONG anglo-saxonnes très actives, comme Catalyst ; en France, le succès du Women’s Forum qui se tient chaque année à Deauville a également contribué à faire évoluer les mentalités dans un sens positif.

Mais la lente convergence qui s’est opérée sur le diagnostic est à l’évidence demeurée insuffisante pour agir sur les causes. Une étude récente a ainsi établi que, pour les cent premières capitalisations de la place financière de Londres, le taux de féminisation des comités de direction était passé, entre 2000 et 2007, de 2% à… 3,6%. A ce rythme-là, on peut imaginer, sans optimisme excessif, que l’entreprise du XXIIè siècle devrait voir son top management s’approcher de la parité… La France n’a guère de leçon à donner sur ce terrain à son voisin britannique : quelques femmes ont fait leur apparition ces dernières années au sein des Codir des entreprises du CAC 40, mais elles restent une très petite minorité, et un certain nombre de ces Codir restent encore la chasse gardée des hommes.

Le monde politique a semblé évoluer ces dernières années plus vite que le monde des entreprises : même si cette évolution est encore dans une large mesure en trompe-l’œil (en matière de représentation politique des femmes au Parlement, la France émarge encore au 87è rang mondial, certes derrière le Niger mais, réjouissons-nous, devant la Syrie…), la composition du gouvernement obéit désormais, et de façon sans doute irréversible, à un certain équilibre dans la représentation entre les hommes et les femmes. Des femmes occupent (ou ont récemment occupé) de très éminentes fonctions régaliennes, à la tête du ministère des Finances, de la Justice ou encore de la Défense… et le gouvernement qui commettrait l’erreur de revenir en arrière, pour les ramener à des ministères jugés mieux adaptées à leur « sensibilité » (expression à laquelle il faudrait, pour faire bonne mesure, rajouter trois paires de guillemets et cinq (sic)…), comme la Famille ou la Santé, se verrait immédiatement sanctionné par l’opinion publique.

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Les femmes, la crise et la « parité arithmétique »

Un article du New York Times met en lumière un effet inattendu de la crise: pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis les femmes pourraient très bientôt être majoritaires dans le monde du travail. En d’autres circonstances, on se féliciterait d’une telle (r)évolution.

Mais à y regarder de plus près, on s’en gardera bien car elle est à mettre sur le compte de deux facteurs: d’une part, le caractère particulièrement massif des destructions d’emplois aux Etats-Unis; d’autre part, la sur-représentation des hommes parmi les victimes de ces destructions de postes: 82% des emplois détruits aux Etats-Unis en janvier étaient occupés par des hommes; la crise du secteur industriel explique pour grande partie ce biais statistique.

Quoi qu’il en soit, l’avènement – et même le dépassement – de la « parité arithmétique » est grosse de conséquences, tant sur l’économie de la cellule familiale que sur la répartition des rôles au sein du foyer.

Sur ce plan là aussi, il y aura sans doute un avant et un après-crise.

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