« Quand pensez-vous que des femmes dirigeront des entreprises françaises ? »

J’ai répondu la semaine dernière aux questions de la rédaction de Challenges. Signe des temps et de l’évolution de la presse : il s’agit d’une interview filmée, qui est à la fois destinée à nourrir le site web et l’hebdomadaire papier.

J’ai bien sur été interrogée sur les perspectives du marché du travail, mais j’ai aussi eu le loisir d’approfondir un certain nombre de sujets qui me tiennent à cœur – et que j’ai largement abordés dans ce blog.

Je pense par exemple à notre partenariat avec Pôle Emploi ou à la place des femmes dans l’entreprise, en réponse à cette question, posée par les internautes : « Quand pensez-vous que des femmes dirigeront des entreprises françaises ? ».

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Accompagnement des chômeurs: sur le terrain, la réalité de notre engagement

Ce blog n’est pas une tribune pour défendre Manpower.

J’y ai toujours exposé mes points de vue personnels sur l’emploi ou les actions que je mène pour transformer cette entreprise, en vue d’ouvrir le débat. Mais, hier, à la lecture d’un article sur notre collaboration avec Pôle Emploi, dans le « Parisien » j’ai surtout songé à son effet dévastateur sur mes collaborateurs.

L’articlé publié, (au titre racoleur : « Une belle opération pour Manpower »), mettait en cause notre intégrité et notre engagement, en s’appuyant sur un document conçu et présenté aux membres du CCE de Manpower, document que le journal dit s’être « procuré ». Cette présentation complète (80 slides…) avait pour objectif, en août 2009, de communiquer et d’expliquer à cette instance, le contenu de notre partenariat avec Pôle Emploi et la façon dont nos agences allaient être impliquées. Et je retrouve ce document dans la presse, ou du moins une seule page sortie de son contexte. Mais c’est sans doute de bonne guerre pour un journal en recherche d’audience plus particulièrement la semaine de lancement de sa nouvelle formule…

Pourquoi je vous parle de cela aujourd’hui ?

Non pour dénoncer le procédé ou pour commenter les chiffres publiés ; ces derniers sont justes mais leur commentaire est faux, dénotant une inexpérience du fonctionnement de l’entreprise, incompréhensible et bizarrement à charge. Je veux vous parler de l’effet dévastateur de ce genre d’enquête sur le terrain : il y a 271 collaborateurs de Manpower qui travaillent dans 106 villes en France pour accompagner les demandeurs d’emploi que nous envoie Pole Emploi. Ils remplissent cette mission parce qu’ils y croient. Et je sais ce qu’il faut, tous les jours, d’énergie et de volontarisme, pour aider ceux qui cherchent un emploi dans une économie en convalescence.

Alors je pense à eux quand je lis, entre les lignes, que nous n’avons que peu d’éthique et que nous accompagnons peu les chômeurs.

Je pense à leur travail quotidien et à l’injustice qui leur est faite à la lecture de cet article.

C’est donc surtout pour eux que j’ai souhaité que nous répondions au Parisien en diffusant un communiqué de presse dont je reproduis ci-dessous les principaux éléments :

L’accompagnement des demandeurs d’emploi par Manpower, qu’est-ce que cela signifie ?

En termes d’organisation : nous agissons aux côtés de Pôle Emploi dans huit régions et 106 villes, depuis le 1er septembre 2009, dans nos agences ou dans des locaux dédiés à cette activité. Plus de 270 Conseillers Emploi Manpower sont mobilisés à temps plein pour recevoir et accompagner les demandeurs d’emplois que Pôle Emploi nous confie. A ce jour plus de 8 000 chartes d’accompagnement ont été signées. En deux ans, il est prévu que nous accompagnerons entre 29 000 et 71 000 personnes.

En termes de facturation : notre rémunération varie avec nos résultats. Chaque prestation est facturée à Pôle Emploi 1 750 euros TTC en moyenne par personne accompagnée. Chaque Conseiller Emploi Manpower est responsable d’un maximum de 40 à 50 demandeurs d’emploi pour une période de six mois. 

  • 50% de cette somme est perçue dès lors que la totalité des actions d’accompagnement sont effectuées. Ces actions d’accompagnement sont diverses et nombreuses : diagnostic, bilan personnel, définition d’un projet professionnel, accompagnement intensif à la recherche d’emploi, au travers d’ateliers et d’entretiens individuels. Elles s’étalent sur une période de six mois, au rythme variant de un à deux contacts hebdomadaires avec un Conseiller Emploi Manpower dédié à chaque demandeur d’emploi.
  • 25% de cette somme pourra être perçue si nous permettons le retour à l’emploi du bénéficiaire de façon durable (CDI ou CDD de plus de six mois).
  • 25% de cette somme pourra être perçue si le bénéficiaire reste effectivement en poste pendant au moins six mois.

Une entreprise ne se résume ni à un logo, ni à un bilan, ni à des chiffres. Une entreprise, ce sont les femmes et les hommes qui la composent et qui oeuvrent ensemble pour faire naître, grandir et aboutir un projet. Et attaquer une entreprise de façon injuste et partiale, c’est aussi tenter de mettre à mal cet élan et cette humanité. Et cela, je ne l’accepte pas. Ai-je raison de penser de la sorte et de réagir ainsi ? Parlons-en…

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Faire prévaloir l’intérêt des chômeurs

Ce matin sur LCI, le directeur général de Pôle Emploi a déclaré qu’il s’attendait à une augmentation du nombre de chômeurs encore pendant plusieurs mois : les choses se sont un peu infléchies par rapport au mois de janvier, a-t-il reconnu, mais on resterait sur des rythmes de 20.000 à 25.000 demandeurs d’emploi supplémentaires chaque mois, « ce qui est déjà extrêmement difficile ». Je ne peux que lui donner raison – et mon billet récent qui appelait à la prudence pour appréhender l’ensemble des conséquences sociales de la crise économique allait dans ce sens.

Dans la matinée également, Nicolas Sarkozy est intervenu devant les 1700 cadres de Pôle Emploi auxquels il a dit sa reconnaissance et même son admiration, les félicitant d’avoir «fait prévaloir l’intérêt des chômeurs». Je partage cet avis. Tout l’enjeu consiste à faire prévaloir l’intérêt des chômeurs, à tout mettre en œuvre pour casser cette spirale. Depuis le début septembre, nous avons reçu près de 4000 demandeurs d’emploi en entretien et toute notre priorité a consisté à assurer le démarrage de cette prestation dans les conditions les meilleures pour ces demandeurs d’emploi. Nous disposons à l’heure actuelle d’une centaine de sites opérationnels, nous avons formé en août et septembre près de 200 collaborateurs, à la fois aux méthodes et aux outils que nous avons mis en place : moi aussi je souhaite manifester ma reconnaissance et mon admiration à ces collaborateurs de Manpower qui ont su se mobiliser, sur le terrain et très concrètement, en un temps record, pour faire face à une montée en charge rapide.

Nous allons maintenant embrayer sur une deuxième phase qui est celle de la remise à l’emploi de façon systématique des demandeurs d’emploi. Je l’ai redit de vive voix il y a quelques jours aux managers de Manpower : la remise à l’emploi de ces demandeurs d’emploi qui nous ont été confiés ne relève pas exclusivement de nos conseillers dédiés à l’accompagnement. Elle est l’affaire de tous les collaborateurs de Manpower qui interviennent sur un bassin d’emplois.

C’est un engagement collectif et c’est l’affaire de tous.

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Partenariat public-privé : le dispositif financier

Reprenons la conversation sur le bien-fondé de la complémentarité public-privé des acteurs de l’emploi car je souhaite rebondir sur le commentaire d’André Zylberberg, laissé sur ce blog le 13 octobre dernier. André Zylberberg insiste avec raison sur l’attention particulière qu’il faut porter à la structure des rémunérations proposées aux opérateurs privés. Sur cet aspect du sujet, je souhaite aussi jouer la transparence.

Bien sûr que nous sommes rémunérés pour notre travail ! Il ne peut en être autrement : Manpower est une entreprise, à ce titre soumise aux lois du marché et faisant travailler 4 000 collaborateurs en France. Ce n’est un secret pour personne que le secteur de l’intérim traverse une crise très grave et Manpower n’est pas épargné. Malgré cela nous avons serré nos prix au maximum, j’y reviendrai. Depuis deux mois environ, un certain nombre de nos collaborateurs travaillent spécifiquement à l’accompagnement des candidats de Pôle emploi. Mais plus largement, il s’agit d’un engagement de chacun qui nécessite la synergie de tout notre réseau pour réussir le placement et le maintien dans l’emploi des personnes suivies.

J’entends dire ici ou là que notre travail serait d’autant plus facile que nous choisirions nos candidats. C’est faux ! Pôle emploi sélectionne les candidats en fonction des besoins de chacun. Les demandeurs d’emploi nécessitant un suivi individualisé, soit au regard de leur situation actuelle soit de leur risque de basculer dans le chômage de longue durée, nous sont adressés. Oui, j’admets que ce partenariat constitue pour nous une opportunité - mais une opportunité sociale. Pas financière.

En effet, notre rémunération (en moyenne 1540 € HT par candidat accompagné, remis et maintenu dans l’emploi) dépendra de nos résultats : 50% à l’issue de la prestation d’accompagnement, 25% au retour à l’emploi du candidat et le solde si la personne accompagnée est maintenue dans l’emploi pendant au moins 6 mois. Mais par ailleurs, j’ai souhaité que Manpower ne fasse pas de marge sur ces prestations, considérant qu’il est de notre devoir social à la fois de maintenir l’emploi chez Manpower et d’assumer notre part de responsabilité collective. Bref, d’être un acteur responsable, au côté de Pôle emploi, pour gagner ensemble cette bataille.

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Sur le terrain, contre le chômage : l’accompagnement individuel

Depuis le début août (date à laquelle Pôle Emploi nous a signifiés que nous étions retenus dans huit régions françaises pour remettre à l’emploi plus de 70 000 personnes), je me tiens quotidiennement informée de l’état d’avancement des infrastructures et des formations nécessaires à la mise en œuvre de notre mission.

Les délais sont courts et le challenge immense mais je constate avec une très grande satisfaction que nos équipes sont en liaison permanente avec celles de Pôle Emploi. Nous marchons côte à côte, ensemble et au même rythme dans la mise en place de solutions pérennes et efficaces. Au-delà de la relation client-fournisseur traditionnelle, nous sommes au service d’une cause nationale, animé par une conviction commune : l’accompagnement individuel constitue LA réponse au chômage de longue durée.

C’est pour cela que je me réjouis de la publication du rapport du comité d’évaluation des expérimentations d’accompagnement renforcé des chômeurs est . En effet, pour rappel, il s’agissait de comparer l’efficacité de deux expérimentations utilisant des méthodes voisines, mises en place en 2007: le CVE (« Cap vers l’entreprise »), mené par l’ANPE de l’époque, et le suivi des opérateurs privés (pour information, Manpower n’y avait pas participé).

J’ai bien lu, ces derniers temps, que la presse se focalisait sur la performance comparée des opérateurs privés et de l’opérateur public de l’emploi. Il ne s’agit pas de polémiquer, et nous sommes manifestement, une fois encore, Christian Charpy et moi-même, du même avis : « Il faut éviter d’opposer le public et le privé sur le placement des chômeurs », explique le directeur général de Pôle Emploi dans Les Echos il y a quelques jours.

Au-delà de cette comparaison et des moyens qui l’autorisent (et sur lesquelles on pourrait débattre, ou qui pourront être améliorés selon les axes suggérés par les rapporteurs), quels sont les principaux enseignements de ce rapport ?
• L’accompagnement renforcé assure un taux de sortie vers l’emploi au bout de douze mois d’environ 37% supérieur au suivi classique.
• Les bénéficiaires de cet accompagnement obtiennent des emplois généralement plus durables que le parcours classique

J’ajouterai qu’une collaboration, bien comprise par chacun, améliore les performances des uns et des autres (et c’est aussi une conclusion du rapport). Une saine émulation, donc, au profit donc de l’intérêt général.

Autre point important : le rapport souligne que la motivation et le professionnalisme des équipes dédiées influent sur les performances. Bonne nouvelle : chez Manpower, nos collaborateurs « référents Pôle Emploi » ont été sélectionnés en interne sur la base du volontariat – ce qui traduit leur motivation. Et ils ont été retenus par Pôle Emploi, CV à l’appui, pour leur expérience et leur compétence.

En outre, nous avons acquis ces dernières années une véritable expertise en matière d’accompagnement vers l’emploi des allocataires de minima sociaux, notamment en créant et en filialisant une entité ad hoc: Manpower Egalités des Chances. Une filiale qui a d’ores et déjà accompagné, à la demande de 11 Conseils généraux, plus de 5000 personnes (bénéficiaires du RSA ou chômeurs de longue durée) vers l’emploi durable (c’est-à-dire un contrat de plus de 6 mois).

Enfin, régulièrement, Laurent Wauquiez et Christine Lagarde réunissent tous les acteurs concernés par ce combat d’union nationale. Des outils de suivi rigoureux permettront à chacun de disposer d’une vision fine et claire des marges de progrès.

Nous sommes dans le bon sens de l’histoire, et même si les conservatismes sont encore vivaces (dans les médias aussi…), il est temps de déclarer «insupportable» le chômage de longue durée et de s’unir quand la maison brûle.

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Une complémentarité indispensable, au service d’une cause nationale

Comme annoncé dans un précédent billet, je souhaite faire un point sur le nouveau chapitre qui vient de s’ouvrir dans l’histoire récente de la complémentarité public-privé des acteurs de l’emploi.

Si on se livre à un rapide retour en arrière, la création de Manpower en 1957 ne s’apparentait pas, aux yeux des pouvoirs publics, à la création d’une entreprise comme une autre. D’une part parce que son activité était inédite en France et que le cadre juridique du travail intérimaire n’existait pas encore ; d’autre part, parce que le service proposé par Manpower touchait à l’organisation du travail, tenue pour une prérogative de l’Etat. Malgré cette “défiance de principe” de l’administration, la collaboration avec les pouvoirs publics s’enclencha et en 1969, l’accord signé entre Manpower et la CGT constitua une évolution importante : le rôle économique et social du travail temporaire était reconnu, l’intérim était en quelque sorte institutionnalisé, et la position de Manpower dans ses relations avec les pouvoirs publics en sortait renforcée.

Deuxième étape importante : la loi du 12 juillet 1990 qui affirme que le CDI est « la forme normale du contrat de travail », mais qui entérine le travail temporaire comme l’une des formes d’emploi possibles des salariés. A compter de cette date, on peut considérer que la “défiance de principe” de l’administration à l’égard de notre profession va s’atténuer et laisser place, progressivement, à une vision plus nuancée du travail temporaire. Nous entrons alors dans une phase de normalisation.

En 1994, un accord-cadre est signé entre l’ANPE et les organisations professionnelles du travail temporaire. Il vise à augmenter les solutions d’insertion proposées aux demandeurs d’emploi en mettant à leur disposition les offres de missions confiées par les entreprises de travail temporaire. Les demandeurs d’emploi peuvent donc trouver en un lieu unique, à la fois les offres de l’ANPE et les propositions de missions d’intérim. On peut considérer que cet accord est la première institutionnalisation nationale d’une collaboration entre service public de l’emploi et entreprises de travail temporaire.

L’amélioration des rapports institutionnels entre Manpower et acteurs publics se concrétisera aussi au niveau local. En 2003, nous signons avec l’ANPE un accord de partenariat (qui sera renouvelé pour trois ans en 2006) ; cet accord favorise une collaboration concrète et opérationnelle entre nos agences respectives et fournit une impulsion majeure pour un rapprochement entre nos collaborateurs permanents et les agents du service public de l’emploi.

Et puis, bien sûr, la loi Borloo de 2005 constitue un tournant et marque le début d’une évolution majeure dans les relations commerciales entre Manpower et les acteurs publics ; dorénavant, les entreprises de travail temporaire peuvent élargir leur action à toutes les formes d’emploi : travail temporaire, CDD, CDI… et elles sont reconnues comme des acteurs du 2ème cercle du service public de l’emploi.

Au-delà du cadre réglementaire, il faut aussi reconnaître l’importance d’une réelle et bénéfique modification des perceptions réciproques de chacun.

Je dirais que nous avons appris à nous connaître et qu’il était grand temps.

A la violence de la crise, nous pouvons aujourd’hui répondre d’une seule voix : celle du partenariat, celle de la complémentarité des compétences et des connaissances des bassins d’emplois, celle de la mobilisation de tous au service d’une cause nationale.

Je reviendrai dans les tous prochains jours sur l’état d’avancement et la mise en oeuvre de ce partenariat sur le terrain, après quelques semaines de collaboration.

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Un partenariat novateur et une étrange émotion

Depuis la mi-septembre, Pole Emploi a commencé à confier aux acteurs privés de l’emploi, dont Manpower, la mission d’accompagner et de remettre à l’emploi plus de 320 000 demandeurs d’emploi.
C’est un événement à plus d’un titre et je souhaite, au travers de quelques billets à venir, le mettre en perspective.

Auparavant, je veux dire mon étonnement face à l’émotion que ce partenariat suscite chez certains. En effet, j’entends ici et là (et plus particulièrement sur le web) que cette collaboration dérange : elle cacherait je-ne-sais-quelle « privatisation » du service public et révèlerait un opportunisme financier (et donc malsain) des agences d’emploi, alors même que leur efficacité n’est pas prouvée…

Je n’ai pas l’impression que ce type de « partenariats public privé » dans le secteur hospitalier, l’équipement urbain ou les transports suscite autant de réactions indignées. Pourquoi ces contrats, dont l’efficacité est reconnue et encouragée par de nombreuses organisations internationales comme la Banque mondiale, l’OCDE ou la Banque européenne d’investissement, n’auraient pas droit de cité dans le domaine de l’emploi, dont chacun, chaque jour davantage, reconnaît la situation d’urgence et la nécessité d’union nationale contre le chômage ?

Je pourrais mettre bon nombre de ces remarques sur le compte de l’idéologie mais préfère alléguer un manque d’informations.

Si nous allons accompagner dans les deux ans qui viennent plusieurs dizaines de milliers de demandeurs d’emploi confiés par Pôle Emploi, c’est parce que nos collaborateurs démontrent, depuis des années sur le terrain, leur connaissance des bassins d’emploi et plus précisément des besoins des entreprises et leur savoir-faire en termes d’évaluation et d’accompagnement des projets professionnels de nos candidats. Bref, prouvent leurs compétences et leur efficacité.

Deux chiffres me paraissent utiles à rappeler pour étayer mon propos : 20 000, c’est le nombre de recrutement en CDI réalisés par Manpower pour ses clients en 2008, alors que la crise débutait. 1/3, c’est le nombre de missions d’intérim qui se transforment en emploi durable.
Indiscutablement, c’est un sujet que nous maîtrisons. Mais c’est aussi un réel challenge car la crise s’impose violemment à nous tous – et la visibilité des différents acteurs économiques est encore très limitée.

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