Journée de la femme: à quand sa suppression ?

A quoi sert elle cette fameuse journée de la femme où chaque patron se sent vaguement obligé d’apporter une rose à sa secrétaire et qui agace prodigieusement tant de mes amies?

A reconnaitre la contribution des femmes à notre société ? Un peu sans doute, et c’est vrai que les femmes sont formidables (mais oui…). Je ne suis pas pour ma part de celles qui considèrent qu’un hommage est une insulte et ce n’est pas parce que les hommes n’ont pas le pendant que quelques douceurs ne sont pas bonnes à prendre.

Pour autant, l’objectif de cette journée officialisée depuis plus de 30 ans est de faire le point sur l’évolution des droits de la femme dans nos sociétés. Et force est de constater qu’une génération plus tard, hélas, le sujet mérite toujours attention - y compris dans nos sociétés sophistiquées et en paix.

Les derniers mois, avec le débat sur la loi instaurant des quotas dans les conseils d’administration, ont montré à quel point il restait du chemin à parcourir en France dans les esprits et dans les actes.

Le vrai sujet n’est évidemment pas la mixité des conseils d’administration des grandes entreprises françaises, qui est réel mais d’abord symbolique.

Le vrai sujet, c’est la place des femmes dans la société et dans l’entreprise, la valorisation de leur contribution, l’ambition qu’on les incite à avoir et qu’on a pour elles.

Que de bêtises entendues ces derniers mois !

Une d’entre elle m’a particulièrement exaspérée et m’a confortée dans le fait que le chemin serait encore long et qu’il fallait se mobiliser sur ce sujet: imposer 20% de femmes dans les conseils d’administration aurait un impact négatif sur la performance des dites entreprises puisqu’il n’existerait pas 50 femmes suffisamment compétentes pour siéger dans de tels conseils !

Et puis il y a aussi cette idée rampante que la volonté d’avoir à la fois une vie professionnelle et une vie familiale épanouie serait une chimère de post soixante-huitardes, une ambition qui n’en vaudrait pas les efforts et que les jeunes femmes d’aujourd’hui déserteraient pour opter pour un cocooning confortable ..

Et bien moi…je teste tous les jours la contribution exceptionnelle des femmes à l’entreprise et en particulier à mon entreprise. Je teste tous les jours le bonheur d’avoir un job passionnant et deux filles merveilleuses, ces deux facettes de ma vie se nourrissant l’une de l’autre..

Pour toutes j’ai de l’ambition, pour toutes je veux la possibilité du choix de leur vie, de leur engagement, de leur liberté.

Alors… allons y pour une journée de la femme, en 2010 et autant de fois que ce sera encore nécessaire!

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Semaine pour l’emploi des personnes handicapées : formation et connexion, deux axes de progrès

Cette semaine est celle de l’emploi des personnes handicapées : sept jours pour mettre en lumière les difficultés d’insertion dans le monde du travail que des dizaines de milliers d’hommes et de femmes rencontrent quotidiennement. Sept jours pour imaginer comment les entreprises pourraient « faire mieux », sept jours pour tenter de décoincer un système rouillé et inacceptable. Nadine Morano, secrétaire d’État à la Famille et à la solidarité, le disait très justement il y a quelques jours dans Les Echos : « Aujourd’hui, il faut donner à ces personnes leur citoyenneté et leur dignité, ce qui passe par le travail. » Le sondage de l’Adapt, paru la semaine dernière, ne dit pas autre chose : le travail est considéré comme le facteur principal d’insertion des personnes handicapées. Or le taux de chômage de ces personnes est de 19,3 %, soit grosso modo le double de moyenne nationale. La raison est double. D’une part un manque de qualification puisque 83 % d’entre elles ont une qualification inférieure au BEP. D’autre part, une connexion avec le monde de l’entreprise plus délicate et plus longue.

Chez Manpower, nous venons de dresser un premier bilan de nos actions 2009 en faveur de l’emploi des personnes handicapées. Il ne s’agit pas de s’en satisfaire : dans ce domaine plus particulièrement, les réalisations ne sont jamais suffisantes.

Néanmoins, malgré l’effondrement du marché du travail (et plus particulièrement temporaire), nous avons détachés 3500 travailleurs handicapés pour un total de 21 000 missions. Depuis le début de l’année, plus de 250 d’entre eux ont bénéficié d’une formation.

Parallèlement, missionné par l’Agefiph (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées), nous avons accompagné plus de 1000 entreprises dans 17 départements pour qu’elles mettent en place des actions positives (recrutements mais aussi contrats en alternance ou contrats avec des établissements du milieu protégé) leur permettant de répondre plus efficacement à leur obligation légale d’emploi de travailleurs handicapés (6% des effectifs des établissements de plus de 20 salariés, pour mémoire). Sur ces 1.000 établissements, plus de 50% ont d’ores et déjà mis en place des actions positives.

Enfin, nous avons mis en place une communauté de référents « Handicap » en régions, au sein de notre réseau : ils sont aujourd’hui plus de 450 (et demain plus de 600), formés à l’accueil, à la prise en charge et au recrutement des travailleurs handicapés pour nos clients.

Cette politique, nous la portons quotidiennement et je sais, pour l’avoir bien souvent entendu, combien nos collaborateurs sont fiers d’agir, à leur niveau, dans leur bassin d’emplois, dans leurs contacts avec nos clients, pour que chaque travailleur handicapé ait accès à l’emploi de façon plus rapide et plus pérenne.

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Débat du genre

Quelques billets et commentaires sur ce blog ou ailleurs s’étonnent que figure sur la bannière de ce blog l’accroche «Président de Manpower ».

Il me serait trop facile pour répondre de m’appuyer sur la seule position de l’Académie française qui précise que « seul le genre masculin, qui est le genre non marqué (il a en effet la capacité de représenter les éléments relevant de l’un et de l’autre genre), peut traduire la nature indifférenciée des titres, grades, dignités et fonctions. Les termes chevalière, officière (de tel ordre), députée, sénatrice, etc., ne doivent pas être employés. » On peut effectivement considérer que féminiser les titres (qui sont neutres) tend à instaurer une distinction entre hommes et femmes, ce qui va à l’encontre du but recherché.

Je pourrais aussi m’en référer au très vivant blog des correcteurs du Monde et à son long fil de discussion consacré au cœur même de ce sujet : pour ou contre Madame le président ?

On le constatera à la lecture des commentaires: les avis sont aussi divers qu’argumentés, généralement grammaticaux, souvent historiques, et parfois drôles ! Ils montrent aussi qu’ils ne sont pas liés au genre de leurs auteurs.

Par ailleurs, ayant fait l’essentiel de ma carrière dans des sociétés internationales, où ces questions de force symbolique de genre grammatical n’existent pas, je n’imaginais pas soulever tant d’interrogations, et parfois même de récriminations…

Cependant, il me semble aujourd’hui plus simple et plus normal d’entendre ce que les uns et les autres me disent : je vais donc modifier ce « Président » en « Présidente ».

Et tant pis pour l’Académie !

Et tant mieux pour la cause des femmes, si cela peut y participer !

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