Débat du genre
Quelques billets et commentaires sur ce blog ou ailleurs s’étonnent que figure sur la bannière de ce blog l’accroche «Président de Manpower ».
Il me serait trop facile pour répondre de m’appuyer sur la seule position de l’Académie française qui précise que « seul le genre masculin, qui est le genre non marqué (il a en effet la capacité de représenter les éléments relevant de l’un et de l’autre genre), peut traduire la nature indifférenciée des titres, grades, dignités et fonctions. Les termes chevalière, officière (de tel ordre), députée, sénatrice, etc., ne doivent pas être employés. » On peut effectivement considérer que féminiser les titres (qui sont neutres) tend à instaurer une distinction entre hommes et femmes, ce qui va à l’encontre du but recherché.
Je pourrais aussi m’en référer au très vivant blog des correcteurs du Monde et à son long fil de discussion consacré au cœur même de ce sujet : pour ou contre Madame le président ?
On le constatera à la lecture des commentaires: les avis sont aussi divers qu’argumentés, généralement grammaticaux, souvent historiques, et parfois drôles ! Ils montrent aussi qu’ils ne sont pas liés au genre de leurs auteurs.
Par ailleurs, ayant fait l’essentiel de ma carrière dans des sociétés internationales, où ces questions de force symbolique de genre grammatical n’existent pas, je n’imaginais pas soulever tant d’interrogations, et parfois même de récriminations…
Cependant, il me semble aujourd’hui plus simple et plus normal d’entendre ce que les uns et les autres me disent : je vais donc modifier ce « Président » en « Présidente ».
Et tant pis pour l’Académie !
Et tant mieux pour la cause des femmes, si cela peut y participer !
Notre campagne « 2051 CDI à saisir aujourd’hui » suscite beaucoup de commentaires et quelques réactions particulièrement intéressantes.



