Chômage de masse et chômage de longue durée

Ouverture demain du Sommet social, annoncé le 5 février dernier par Nicolas Sarkozy, et dont on sait qu’un important volet devrait être consacré à la politique de soutien aux personnes les plus menacées dans leur emploi.

Plus de 200 000 chômeurs en cinq mois, des prévisions de la Commission européenne qui tablent sur un taux de chômage hexagonal de 10.6% en 2010: comme le souligne justement Jean-François Copé dans Les Echos de ce matin « les principales angoisses des Français tournent autour de l’emploi: ceux qui en ont un redoutent de le perdre et ceux qui n’en ont pas craignent de devenir chômeurs de longue durée« .

Ces angoisses sont malheureusement fondées. Les Français le savent, car beaucoup l’ont vécu: le chômage de longue durée est chez nous dramatiquement élevé – et plus particulièrement encore chez les seniors. Endémique même, puisque, reprise ou pas, le temps de « remise à l’emploi » n’a guère varié ces cinq dernières années: autour de 40% des demandeurs d’emploi français sont au chômage depuis plus d’un an, et environ un sur cinq depuis plus de deux ans…

C’est sur ce laps de temps qu’il faut se battre aujourd’hui, j’en suis convaincue. Le chômage de masse, dont tous les économistes ou presque pronostiquent aujourd’hui le retour, sera vécu de façon moins douloureuse par chacun et par le corps social tout entier si l’alternance entre période d’emploi et période chômée est plus cadencée. Pour cela, il faut accompagner très vite chaque chômeur de façon différente. Lui faire profiter des opportunités d’emplois - même temporaires – que seule une connaissance approfondie et entretenue des bassins d’emplois et des besoins des entreprises permet d’avoir.

L’urgence de la situation implique tous les acteurs de l’emploi, associatifs, publics et privés.

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  • Gérard DHALLUIN

    Madame,
    J’ai été vivement interpellé par votre analyse de la situation des femmes françaises en général. Etant un homme, il y a bien certainement des dimensions de la Question des Femmes où je serai, de fait, totalement absent, voire seul avec ma réflexion et mon imagination…
    Si l’on faisait un peu d’histoire, on pourrait s’émouvoir juste assez sur le poids des archaïsmes en France sur ce sujet. Bien avant nous les français en 1944, ils ont accordé le droit de vote aux femmes : la Suède (1718), l’Etat du New Jersey (1776), Québec (1791), les Îles Pitcairn (1838), l’Île de Man (1866), puis le Territoire du Wyoming (1869) suivi par les Etats Américains du Colorado (1893) et de l’Utah et L’Idaho (1896)…
    La reconnaissance des femmes dans le tissu social en France (et pas que) a réellement démarré avec le Mouvement de Libération des Femmes (MLF) en 1968. Un groupe d’une dizaine de femmes, avec à leur tête Monique Wittig, Antoinette Fouque, Josiane Chanel, qui travaillent sur des thèmes comme la sexualité féminine ou les relations entre les hommes et les femmes, sur la lutte des femmes aux luttes anticolonialistes et sur les luttes de classe.
    Nous pouvons très bien imaginer que ce qui intéressait l’opinion française masculine dans les années 70 ; être mieux éduquée sur la sexualité féminine… L’anticolonialisme et les luttes de classe étaient relégués bien largement à l’arrière des préoccupations du moment. Ce combat permanent (et de tous temps dirai-je) aura permis la dépénalisation de l’avortement en 1975 porté par Simone Veil et puis les réformes du droit à la maîtrise de la fécondité, l’égalité professionnelle et parentale, la loi sur la parité.
    Sans le Mouvement de Libération des Femmes et son extraordinaire et pugnace combat, soutenu par de grandes femmes comme Sylvina Boissonnas, Simone de Beauvoir, Christine Delphy, on en pensera ce que l’on voudra, mais la cause des femmes n’aurait jamais pu avancer et changer radicalement les mentalités, profondément transformer notre société et les valeurs et permis un bond en avant considérable des droits des femmes.
    Je ne suis pas d’un naturel pessimiste bien au contraire. Je partage votre analyse de la « possible » approche de la parité dans le top management des entreprises au XXIIème siècle. Je le souhaite mais je n’en suis pas certain malheureusement. Je pense que le combat des femmes pour leur réelle émancipation devra continuer et continuer encore…
    Ce qui est fait et décidé aujourd’hui pourrait très bien être remis en cause demain à l’instar du présent où une petite musique semble susurrer à l’oreille de toutes les femmes « pour être une femme accomplie il vous faut d’abord porter et mettre un enfant au monde », autrement dit « si la femme veut accéder au « précieux » statut de femme, elle doit être mère » ( !?!). Que dire de cette terrible et affreuse statistique qui nous dit, chaque jour en France une femme meure victime de la violence de son conjoint. En hausse de 14,3% par rapport à 2006 ?
    L’exemple vient souvent d’en haut, comme il est dit, mais l’installation de l’exemple se fait par le bas. C’est dire les progrès qu’il reste encore à faire. Personnellement je n’ai aucun souci avec l’égalité entre homme et femme mais ma réflexion me dit qu’il faut en toute chose montrer le bon exemple. C’est pourquoi, permettez-moi de pousser la réflexion un peu plus loin…
    Avec tout le respect et la considération que je me dois d’avoir pour vous face au courage qui vous anime d’intervenir sur un sujet particulièrement emblématique, que pensez-vous de ces entreprises qui, sous couvert de je ne sais quel « axiome, dit naturel », n’arriveraient pas à installer en leur sein la parité homme/femme – dans le respect de la diversité, cela va de soit – avec des taux à l’embauche 3 à 4 fois supérieurs en faveur des femmes ? Est-ce un effet pervers du Marché ? Une volonté incontrôlée des Actionnaires ? Une dérive financière malencontreuse..?
    Vous n’êtes pas sans savoir, rien qu’en France, l’égalité de la rémunération homme/femme souffre encore de nos jours d’un différentiel de -15 à -30%. Je suis certain et persuadé que vous avez combattu et combattez encore cette distorsion. Aussi, ne peut-on légitimement penser qu’une entreprise qui emploi 80% de son Personnel chez les femmes n’a pas inconsciemment en tête le bénéfice de ladite distorsion ?
    Je suis un optimiste de nature, vous disais-je, aussi peut-on ou doit-on espérer, qu’à la haute place où vous avez réussi à vous hisser, vous œuvrerez, au moins, au sein de votre Entreprise à une embauche plus paritaire ?
    Je me dois pour terminer de vous féliciter, de vous remercier et de vous soutenir dans la démarche de ce blog qui traite de sujets concrets et réalistes avec optimisme, peut être parfois avec fatalisme, mais c’est bien naturel face à l’insondable de l’avenir. Bien que nous n’ayons probablement pas les mêmes aspirations sur un plan politique, je constate ici et là vos préoccupations pour essayer de faire, avec les moyens qui sont les votres, un avenir plus serein et plus égalitaire sur certains aspects.

  • Gérard DHALLUIN

    Madame GRI,

    Je suis étonné de voir mon commentaire en mauvaise place.
    En effet celui-ci date du 12 mars 2009 et répond à votre billet sur les « Femmes dans l’entreprise, encore un effort (2) » du 09 mars 2009.
    Alors qu’il semble commenter votre article sur le « Chômage de masse et chômage de longue durée », ce qui n’est pas le cas. Merci si vous pouviez rétablir ce commentaire à sa bonne place.
    Cordialement, Gérard DHALLUIN.

  • Tessier

    Bonjour Madame,
    Sexa délesté au chômage non indemnisé depuis que quinqua…..je me présente avec le site de vieux au chômage et qui a l’avantage d’avoir un semblant d’utilité : celle de communiquer quant aux abominables exclusions qu’on nous fait (parce que ceci ou celà….).
    Mais, ça ne peut plus durer ainsi.
    Que pouvons nous faire ?
    Par avance, je vous remercie de votre regard et vous adresse mes respects. Jean Tessier.

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