Take Away from Davos
Le forum de Davos est un moment et un lieu particulier que l’on apprécie qu’après en avoir domestiqué les rites et les usages, pour ce qu’ils offrent de rencontres et de brassage d’idées – probables ou improbables.
Voilà ce qui m’a frappée cette année:
- une atmosphère contrastée entre des préoccupations fortes pour 2012 (récession, euro, chômage, problèmes sociaux…) et la tentative de se projeter plus loin, avec le sentiment qu’il faut construire l’après d’une periode qui touche à sa fin, qui a compromis la fausse promesse d’un avenir « meilleur pour tous ».
- une prise de conscience de l’ampleur du chômage des jeunes, et de la nécessité de se mobiliser et de réinventer à la fois modèles d’éducation et systèmes de formation.
-un retour à des visions régionales avec ce que cela peut apporter de tensions, alors que ces dernières années, le monde vu depuis Davos était avant tout global.
Ce que j’ai vu et entendu:
- des Américains très critiques à propos de la zone euro, en particulier concernant les pays du sud de l’Europe, pronostiquant (ou souhaitant?) la fin de la monnaie unique dans plus d’un cas (ou d’une analyse ?) sur deux.
- des pays émergents sûrs d’eux et de leur potentiel, et concentrés sur leur propre avenir
- des Européens engagés dans la construction de leur avenir, mais tiraillés par les moyens et méthodes à adopter pour le construire.
- le ‘Talentism‘, devenu bien plus qu’un concept: une réalité aujourd’hui, que Manpowergroup a exposée l’année dernière, et qui consiste à expliquer que la croissance des entreprises dépendra principalement de leur capacité à attirer les talents dont elles ont besoin. Aucun doute: cette analyse est devenue une évidence pour beaucoup de business leaders.
-une interrogation sur la façon de construire une nouvelle forme de leadership qui sache, à la fois, générer dans nos organisations l’innovation nécessaire à leur croissance et capturer l’énergie et la créativité de leurs collaborateurs: local et global, mais aussi collaboratif.
- un engagement fort concernant la place des femmes et la parité, mais un Forum qui accueille 1 600 grands décideurs, dont seulement 17% de femmes contre 16% l’an dernier.
Une féminisation à pas de fourmi, en somme…





Commentaires »
Gerard E. Stein
Merci Françoise, pour ce très bon/court feed back.
Ce qui m’a le plus étonné c’est ce que ma concierge a compris de ce qu’elle a entendu de son coté . Elle m’a dit » mais Monsieur, il faut comprendre ce que les gens pensent et pas ce qu’ils disent …. » En voici quelques bribes.=
« La Turquie est de plus en plus forte, elle a, en plus, une arrivée très lourde d’argent dans ses banques provenant du moyen orient. (Elle ne fait pas partie de l’Europe et les USA en sont ravis, ils y « pensent » depuis longtemps).
Dans l’autre diagonale il y a l’Allemagne (qui a aussi beaucoup de gens originaires de Turquie) qui bosse dur et qui exporte fort et qui ne comprend toujours pas pourquoi elle doit supporter toutes les autres cigales. ;-0)
Enfin les pays émergents qui ont tous une croissance intéressante et qui voient des pays comme La France qui annonce une croissance négative et/ou nulle, mais qui surtout n’ont pas l’intention de tout changer pour passer en mode conquête et encore moins faire du « benchmarking » (du quoi?).
On s’occupe de la « politique » après il sera toujours temps de … »
Je l’ai remercié de m’avoir informé, elle avait beaucoup d’autres choses à me dire mais je n’avais pas le temps, j’irai l’écouter la semaine prochaine, si j’ai le temps ;-0)
Take Away from Davis via @fgri – Intéressant résumé des tendances évoquées en terme de management et RH – http://t.co/uDlNgKUV
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