Services, croissance…et confiance (2/2)

15
11
2

La semaine dernière, s’est tenu le premier « Colloque national de l’innovation dans les services », organisé par le Groupement des Professions de Service (GPS). Une préoccupation commune et évidente pour tous les participants : faire mieux connaître l’apport des services dans l’économie et la nécessité absolue de sortir de ce schéma mortifère pour l’avenir de la France qui consiste à opposer industrie et services.

Comme le rappelait si justement Jean-Paul Betbèze, ce sont les services qui créent la culture d’innovation, l’aptitude au changement permanent et qui, le plus souvent, permettent la matérialisation de la création de valeur… Dans le jargon académique, on parle d’innovation « incrémentale »: elle prépare les innovations de rupture, qui, elles mêmes, ne peuvent s’imposer sans de nouvelles innovations plus modestes, qui précisent l’usage et font progresser la qualité des produits et services proposés…

Ce qui m’a frappée lors de cette réunion, ce sont les belles énergies positives des patrons présents, qu’ils dirigent des petites ou des grandes entreprises de services, et les notions omniprésentes dans leurs témoignages:

• La co-construction avec les salariés – comme avec les clients.
• La prise de risque , car on ne peut plus se contenter de répondre à une demande. Aujourd’hui c’est la solution innovante qui crée le marché , il faut donc prendre le risque de la créer et de la lancer.
• L’exigence de rester en avance et meilleur que ses concurrents. Travailler à conserver et renouveler la qualité du service offert, innover dans son modèle de commercialisation pour la matérialiser est une nécessité car c’est là qu’est l’avantage compétitif réel.
• Une relation avec le client qui évolue rapidement, demandant de combiner l’usage d’internet et des technologies, écoute et proximité, engagement sur les résultats et compétitivité des prix.

Tous ont décrit un cercle vertueux basé sur la confiance, l’implication des collaborateurs, des clients, des partenaires…et tous le vivent comme une réalité très concrète et une voie d’avenir pour notre économie.

A les écouter, j’avais une illustration bien vivante des propos de Kenneth Arrow, prix Nobel d’économie, que cite Bruno Rousset dans son blog : « Virtuellement tout échange commercial contient une part de confiance comme toute transaction qui s’inscrit dans la durée. On peut vraisemblablement soutenir qu’une bonne part du retard de développement économique d’une société est due à l’absence de confiance réciproque entre ses citoyens. »

Travaillons sur la confiance si nous voulons aider notre avenir…

Réactions
2
  1. Françoise Gri

    Services croissance et confiance- http://t.co/FY2kjTPj je rebondis sur le billet de @brunorousset

  2. Olivier Cimelière

    Services croissance et confiance- http://t.co/FY2kjTPj je rebondis sur le billet de @brunorousset

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>