Pourquoi un carnet de route ?
Je l’ai évoqué plusieurs fois dans ce blog : ces vingt-quatre derniers mois, il m’est apparu comme naturel et indispensable de multiplier les rencontres et les échanges, tant avec mes collaborateurs qu’avec des chefs d’entreprise, des universitaires, des responsables politiques… J’ai voulu comprendre la réalité de la crise, au-delà de la brutalité des chiffres et de l’effondrement de notre activité. J’ai écouté mes collaborateurs de terrain, qui m’ont raconté les peines mais aussi les espoirs des candidats qui franchissait le seuil de nos agences. J’ai lu des rapports et des analyses d’économistes – mais j’ai surtout rencontré des chefs d’entreprises, grandes ou moyennes, qui m’ont décrit comment ils « tenaient », comment ils affrontaient cette crise d’une ampleur inégalée.
Ces conversations et ces échanges ont à la fois inspiré et conforté un certain nombre de réflexions qui cheminaient en moi depuis longtemps. Des réflexions autour d’une certaine Responsabilité de l’entreprise à l’égard du Travail, de l’Emploi et du Management, des réflexions qui doivent s’inscrire dans la durée, et dont les fondamentaux sont de nature nouvelle.
Pour toutes ces raisons, j’ai souhaité partager ces réflexions sous forme de Carnet de route. Un Carnet de route de crise, prolongé par trente rencontres avec des chefs d’entreprise engagés et ouverts au débat sur la responsabilité des entreprises dans le domaine de l’emploi.




Commentaires »
Sébastien Durand
Madame,
Il est rassurant de voir un grand patron – ou une grande patronne
– s’engager dans le débat, non pour asséner des vérités, mais prendre position en acceptant le dialogue, le débat, ainsi que vous l’avez fait depuis des mois déjà par le biais de ce blog.
Au-delà des prises de position, et de celles des autres dirigeants que vous avez rencontrés, je note avec intérêt le besoin de passer de solutions décidées par quelques « sachants » à des réflexions qui impliquent toutes les « parties prenantes » des entreprises. Il en va de leur responsabilité sociétale.
Félicitations.
chomel de varagnes guy
Nous devons changer de mode de pensée.
La société de consommation est dépassée et a été une erreur de nos gouvernants à partir de 1970.
Nos ennuis ont commencé à cette époque où nous sommes passé d’une société d’investissements dans des biens de consommation à une société de renouvellement de ces biens:
consommez et vous serez heureux a été le mot d’ordre.Ce qui est totalement faux.Le bonheur est un état et vient de ce que l’on donne et non de ce que l’on a .
Le fait d’ouvrir les frontières a précipité la guerre économique qui a remplacé la guerre totale mais a fait d’autres victimes.
Considérer que transférer nos fabrications en Chine où ailleurs résoudra nos problèmes est un leurre car nos pays ne sont pas composés que d’ingénieurs capables de trouver des solutions à tout.
A mon sens nous devons faire une double révolution:
d’abord en considérant que le progrès n’est utile que quand il élève l’homme et non l’asservit (ce qui suppose que les drh s’attachent à faire évoluer les salaries dans les entreprises et non à chercher le meilleur moyen de les dégouter.)
puis prendre en compte le fait que le travail quel qu’il soit doit valoriser l’individu et non le classer dans des catégories supérieures ou inférieures.(il n’y a pas de sots métiers il n’y a que de sottes gens)
Revenir aux fondamentaux: l’argent est un moyen et non un but en soit.
Prendre en compte l’environnement et la développement durable car le jour où les chinois et les hindous consommeront comme les américains je doute que la planète s’en sorte.
Donc une révolution philosophique sur le pourquoi de l’homme sur la terre (devenir un homme au sens le plus noble et quitter « l’animal qui est en nous »
respect d’autrui
-je ne fais pas aux autres ce que je ne veux pas que l’on me fasse.
- Ma liberté s’arrête où commence celle des autres.
Dans le domaine politique celle-ci ayant un objectif diamétralement opposé à l’économique (le bonheur des citoyens d’un coté la réalisation du profit de l’autre)il me semble utile de finaliser le gouvernement mondial (onu,fmi;omc,etc)
puis remettre l’argent à sa place avec des valeurs de monnaie fixes les unes par rapport aux autres le changement étant rapporté au bilan de chaque pays annuellement.
Des échanges internationaux équilibrés pour éviter les problèmes d’appauvrissements que l’on connait
Tout ceci mérite des débats intéressants mais constructifs.
A votre disposition et bon courage
khewoo kwan
j’ai hâte de lire votre carnet de route
permettez moi s’il vous plait une petite remarque : maintenant que vous avez analysé ,constaté , écouté, échangé il va falloir agir !!!
dites nous concrètement de quelle façon
j’ai hâte d’être a demain pour voir
bon courage
Ajouter un commentaire