Oser être la chef… et le devenir un peu plus facilement

Oser être la chef - couverture

« Oser être la chef » est un livre à la fois juste dans ses analyses et pratiques dans ses conseils. Lorsque Valérie Rocoplan, son auteure, m’a demandée de le préfacer, j’ai accepté de bonne grâce - même si je n’ai pas connu toutes les situations de la vie professionnelle que ce guide passe au crible, loin de là !

Mardi matin, Valérie « lançait » donc son livre devant une petite centaine d’invités, très majoritairement des femmes de la sphère RH et du conseil. L’occasion pour elle de rappeler quelques chiffres : en France, les femmes ne représentent que 17% de l’ensemble des dirigeants salariés et on ne compte que 6,5% de femmes dans les conseils d’administration et 5% dans les Comités exécutifs. Bref, ce n’est plus un plafond de verre, mais une falaise de verre !

Il y a, selon moi, quatre points importants qui peuvent aider les femmes à franchir cette falaise : je suis tout d’abord convaincue de la puissance du réseau, qui constitue à la fois un réel accélérateur de carrière et un filet de sécurité en cas de chute. Et tisser ou cultiver son réseau de façon dématérialisée est aujourd’hui évidemment plus aisé qu’il y a quelques années.
Deuxième conseil : se doter de « role models » comme disent les anglo-saxons, c’est-à-dire femmes auxquelles on peut raisonnablement s’identifier et qui ont atteint ce à quoi on aspire.
Troisième point : il faut promouvoir le mentorat au féminin. C’est une pratique très développé outre-Atlantique, mais peu en France. C’est pourquoi j’avais remarqué, il y a quelques mois, l’initiative de l’Apec qui a lancé une opération de parrainage de jeunes diplômées par des cadres dirigeantes. A la lecture de leur blog, il semble que cette opération soit véritablement riche de sens et en même temps très concrète. Pourquoi ne pas aller plus loin et réfléchir à une systématisation du procédé dans les grandes entreprises ?
Enfin, je suis convaincue qu’il faut gérer les « pipelines de talents ». J’entends par là qu’à compétences égales, au moment des nominations, il faut que l’entreprise s’assure que les femmes soient traitées de façon équivalente aux hommes.

Mais faire avancer cette cause mérite certainement une réflexion collaborative, à laquelle je vous invite ici (hommes et femmes confondus !) bien volontiers…

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10 commentaires »

Logerot, le 22 octobre 2009 à 08h14 :

Bonjour Madame Françoise Gri,

Je pense qu’il est grand temps de prendre des mesures coercitives financièrement envers les sociétés qui ne respectent pas la parité homme/femme dans les conseils d’administration des sociétés du CAC 40 comme l’a fait la Norvège si ma mémoire est bonne.
Les mentalités évoluent trop lentement en France : il faut agir !!!

Cordialement.

Pascal Logerot.

michel périssat, le 22 octobre 2009 à 16h26 :

Ah, je vois que les adeptes que CAC 40 se “rebellent”.
C’est sur, les mentalités ont 2000 ans de retard, il n’y a qu’à regarder du coté des religions, et de nos sociétés capitalistes.
Heureusement, il existe d’autres courants de pensées, qui petit à petit se font échos après d’une plus grande frange de la population qui en a marre des mêmes refrains.
Désolé, je n’ai pas encore lu ce livre que tu as préfacé, j’ai peur qu’il soit indigeste, mais là je suis foncièrement de mauvaises foi, mais l’accroche du début avec “Valérie « lançait » donc son livre devant une petite centaine d’invités, très majoritairement des femmes de la sphère RH et du conseil”, me fait un peu peur.
Puisque je sais que ce blog, qui est un peu le nôtre non ? est libre de censure, merci Françoise, je vais te, et vous conseiller un livre écris par Pierre Rabhi qui se nomme “Graines de Possibles”.
Pourquoi cet ouvrage ? tout simplement écris par un humaniste, qui appelle à la révolution des consciences, et il est évident, que dans son esprit femme et homme sont à égalité, mais aussi le reste des êtres vivants qui constituent notre planète.
Merci Françoise pour cette tribune qui j’espère sera de plus en plus vivante… dans ce monde de zonbies….
le mic

Gerard E. Stein, le 22 octobre 2009 à 16h41 :

Bonjour,
As usual, je suis OK sur vos points importants mais j’aimerai y ajouter un tout petit plus de precisions:
1/ reseaux (bien faire mais aussi se faire connaitre)mais aussi pas n’importe lequel et surtout etre active et pas suiveuse
2/trouver des “role model” mais bien les choisir et les approcher pour non seulement mieux les connaitre mais se faire connaitre et pourquoi pas aspirer.
3/ Le mentorat masculin ou feminin peut importe a toujours existe mais malheuresement les gens sont de plus en plus individualiste, c’est dommage parceque c’est enrichissant pour tout le monde.EPWN lance je crois un programme de monitorat feminin, ca avance, super.
4/ Et pourquoi annoncer clairement que le “glass ceiling” c’est virtuel et uniquement dans la tete de certains hommes. Il suffit d’OSER proposer ses services pour un poste superieur en mettant en evidence ses competences et ce que le groupe va gagner avec cette nomination.
cordialement
Gerard
PS J’ai d’ailleurs detaille ce que j’avance dans mon interview que l’on peut trouver dans le Magazine papier N°3 de “L/onTOP, le succes au feminin”

Sébastien Chardon, le 25 octobre 2009 à 22h41 :

La discrimination positive !

Force est de constater que l’égalité des chances n’est pas encore marquée et que s’impose toutes actions positives.

Les femmes, minorités visibles dans les postes à responsabilités des entreprises ? Les chiffres parlent d’eux mêmes, mais sont elles les seules ? Que dire des personnes autodidactes, issues des quartiers difficiles, des réelles minorités visibles, etc.

Gravir cette falaise glissante qu’est une carrière professionnelle, ne se résume pas (malheureusement) qu’au talent et au fait d’oser, mais aussi aux rencontres, modèle(s), d’opportunités ou opportunisme, choix, stratégie, réflexion, parfois sacrifices, …

Alors oui l’entreprise doit être impartiale, équitable, plutôt volontaire pour créer une symbiose, une homogénéité, un ensemble équilibré et paritaire. C’est dans la diversité et l’échange que nous ferons avancer les choses et je pense que cela n’est pas exclusivement la cause des femmes, même si l’histoire toute récente [l’émancipation, droit des femmes, l’égalité professionnelle homme femme (1)] et les références anciennes (éducation, sensibilité, priorité, métier, préjugés, …) ont creusés ou plutôt construite cette fameuse falaise.

Alors oui à la détection de potentiel et à l’accompagnement !

Mais là où dans chaque entreprise existe la formation (légiféré) pour l’apprentissage le temps d’un « cours » clef en main ou encore le tutorat (trop souvent volontaire, rarement professionnalisé)

Nous devons réfléchir à la question du coaching, une sorte de pépinière « émergente » pour bouturer, enrichir, couver, orienter, animer, armer, accompagner nos talents de demain (hommes et femmes confonds !)

(1) http://www.travail-solidarite.gouv.fr/espaces/femmes-egalite/

SC, le 25 octobre 2009 à 23h14 :

Osez et le devenir un peu plus… enfin présidente ! (avec un “e”) J’avais lu il n’y a pas si longtemps un article qui disait que c’était aux femmes influentes de prouver que le pouvoir peut se conjuguer au féminin(http://www.toutpourchanger.com/?post/2009/Fran%C3%A7oise-Gri%2C-pr%C3%A9sidente-sexiste-de-Manpower). C’est donc avec plaisir (et ne me parlez pas de frivolité)que je prend note de ce changement, tout comme le visuel qui était bien trop sexiste et industriel… A celle qui cherche un « role models » ou un mentor ne cherchez plus, vous l’avez trouvé !!!

olympe, le 28 octobre 2009 à 21h30 :

“Oser être la chef” drole de titre ! parle t on encore des chefs au masculin chez les DRH et les consultants. j’entends manager, leader, meneur d’hommes etc..mais chef ?

SC, le 29 octobre 2009 à 00h31 :

Chef / définition : Celui qui est à la tête, qui commande.

Tout à fait d’accord avec votre 5e Thème : D’AVANTAGE DE FEMMES POUR PILOTER, DIRIGER, DECIDER ! Mais au delà de “d’avantage” c’est surtout le fait de reconnaître le talent là où il est et peut importe comment nous devons le nommer. Leader, meneur, manager (…) Je pense qu’il faut avant tout être chef pour selon le talent et le temps devenir un leader ou un meneur (ou meneuse vouliez vous probablement dire, mais il faut avouer que meneur est plus approprié et moins alambiqué)

Finalement, on se moque du titre de ce bouquin. Il exprime le fait qu’il faut oser ! Le plus important n’est il pas le contenu et le fait de parler de chose qui dans le fond sont là pour faire avancer le monde de l’entreprise ?

olympe, le 29 octobre 2009 à 09h08 :

Je disais meneurs parceque je ne l’entends la plupart des temps qu’appliqué à des hommes. Je ne pense pas que l’expression “chef” soit valorisante, au contraire ,on connait surtout et trop bien les “petits chefs”. en ce qui me concerne je préfère être leader, manager, dirigeante ou meneuse de personne.
mais je suppose que l’éditeur a trouvé que ce serait plus vendeur.

Gerard E. Stein, le 4 novembre 2009 à 15h54 :

Bonjour Francoise,
suis heureux de vous annoncer ce qui suit
cordialement
Gerard

2 “Womenomics” AWARDS for EVE-olution Foundation

EVE-olution Foundation Inc. recognized by The International Alliance for Women (TIAW) and the European Women Inventors & Innovators Awards (EUWIIN).

In Toronto, Canada, EVE-olution’s president, Nancy V. Gomez, was nominated Women World of Difference 100 Award 2009 by The International Alliance for Women, for empowering women entrepreneurs in developing and emerging countries. TIAW is recognizing, each year, women whose efforts have advanced the economic empowerment of women locally, regionally or worldwide whether they are well known or unsung heroines.

In Helsinki, Finland, the EVE-olution Foundation received the European Women Inventors & Innovators Award for their strategic program, “matching women entrepreneurs and retired executives”. Sponsors are the Global Women Inventors & Innovator Network (www.gwiin.com) and the London Metropolitan University (www.londonmet.ac.uk).

Women World of Difference 100 Awards List: http://www.tiaw.org/awards/World_of_Difference-Award-Winners-2009.asp

About EVE-olution Foundation: “The Global Soft Power of Change”
Founded by Nancy V. Gomez and Gerard E. Stein in 2002, this organization is an independent, international, Not-For-Profit under Section 501(c)3, empowering high potential women entrepreneurs in developing and emerging countries (80% of our Planet) to go global with purpose.
EVE-olution’s mission is to coach women entrepreneurs, WOMEN because they are the cement of society in these countries, so that they can grow their businesses, hire locally (reversing the rural exodus), become local influencers and role models for youth, and act for less terrorism and pollution.
Coaches, coming from all around the world, are successful retired executives - a growing under-utilized population - who have an alive global network, helped by corporate volunteers, and graduated MBA female students - who need a foreign experience before getting their first job- . As all of them are 100% volunteers, the organization is using its budget to cover their travel expense accounts.

Eve-olution, a global NGO, participant to the UN Global Compact, has one objective : to build a tribe of Successful Women around the world, who, together, as Powerful Influencers, can make a better world for our children.

EVE-olution Foundation Inc. : Hdq : 3922 Glencoe Ave, Venice CA 90291, USA
Europe : 60, rue Alexandre Dumas, 75011 PARIS, France

Press Contact NEW YORK : MPB Agency LLC
1375 Broadway - 3rd Fl, New York, NY 10018 - USA
Ph. +1 347 809 3517 Fax. +1 646 253 1258

Sandra Minault, le 9 décembre 2009 à 17h26 :

Merci pour ce billet qui suscite des réactions et positions de la part d’hommes et de femmes !
Sur vos 4 points exposés pour aider les femmes professionnellement, je vous rejoins complètement en soulignant que les femmes doivent apprendre et oser (oser est le bon terme car ce n’est généralement pas pour les femmes un “comportement inné ») se rendre visible (et pas seulement dans des réseaux au féminin…).
Il est temps aujourd’hui d’éduquer hommes et femmes à comprendre que la performance de nos entreprises ne dépend pas seulement d’une vision masculine ou encore d’une révolte féminine (voir féministe !) mais bien de la conjugaison des talents, de la mixité et de l’utilisation de ces différences, complémentaires, de vision hommes/femmes. Chacun doit être traité en tant que personne et avec équité…
Parce que je pense également que l’un des principaux frein à la mixité aujourd’hui est l’image transmise par les médias professionnels (qui n’est pas au véritable reflet de l’entreprise : 30% de cadres dirigeants sont des femmes / 100% des couvertures de 2009 du magazine “Management” représentées par des hommes) d’une représentativité masculine quasi unique de la réussite professionnelle.
Il faut aujourd’hui faire entrer l’information professionnelle dans l’ère de la mixité et ainsi rendre visible des femmes professionnelles, ce qui permettra d’apporter également des « rôles-modèles ».
C’est à travers de ce concept que nous avons créé avec un réseau de dirigeants, hommes et femmes, le blog des nouveaux professionnels « http://www.l-management.fr », de l’actualité écrit par des professionnels, qui partagent cet idéal commun : « un avenir où la France saura conjuguer le meilleur des aspirations féminines et des valeurs viriles » (Françoise Giroud).
http://www.l-management.fr/blog/

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