Chiffres du chômage et offres d’emploi

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cdiLes chiffres du chômage sont tombés : 79 900 chômeurs de plus en février. Des chiffres lourds de conséquence et qui ne font que confirmer, mois après mois, que nous nous approchons d’un niveau de chômage de masse tel que nous n’en avions pas connu depuis 2003 ou 2004.

En ce domaine comme dans d’autres, il ne faut surtout pas s’arrêter à l’aridité statistique des chiffres et des tendances : derrière cette courbe, ce sont des milliers d’individus, de couples et de familles qui connaissent le désarroi, la peine, l’inquiétude et parfois la colère. A ces histoires, qui sont toutes individuelles, il faut dès aujourd’hui répondre urgemment, et au cas par cas. Ne plus analyser et répondre « en masse », mais s’efforcer au contraire de considérer chaque demandeur d’emploi comme un talent à part, une somme de compétences uniques, acquises ou en construction – et dont les spécificités du parcours et des savoirs nécessitent une écoute fine et une expertise « sur mesure ».

Comme un paradoxe, nous avons chez Manpower plus de 10 000 annonces qui n’ont pas encore trouvé de candidats : 2000 en CDI et 8000 missions de travail temporaire. C’est pourquoi demain matin, vous trouverez dans un certain nombre de titres de la presse parisienne ( Le Monde, Libération et Le Parisien/Aujourd’hui) une longue liste d’offres d’emploi estampillées manpower.fr. Plus de 2000 postes en CDI, dans des secteurs très divers, des entreprises de toutes tailles, partout en France.

Plus de 2000 postes que j’ai fait extraire de nos fichiers et que j’ai voulu afficher, simplement et dans l’urgence. 2000 postes bien réels, mais qui constituent aussi autant de messages de soutien adressés aujourd’hui à ceux qui doutent et qui sont dans la peine.

Réactions
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  1. marie agnès lorandel

    Nous sommes en crise.Et, paradoxe, des postes demeurent vacants! Alors les demandeurs d’emploi ne chercheraient-ils pas de travail? ou feraient-ils les « difficiles »? les gens ne voudraient donc plus travailler?! … A mon sens, il est temps que les professionnels du recrutement, les décideurs dans les entreprises revoient leurs critères de recrutement. Ne faudrait-il pas analyser les expériences des candidats et détecter les potentiels de développement ? Pourquoi changer de secteur d’activité est encore difficile et soulève de la part des recruteurs des jugements négatifs? Pourquoi l’on doute qu’un ex chef d’entreprise puisse s’éapnouir dans une organisation en tant que salarié? Pourquoi, après une carrière brillante avec des hautes responsabilités un candidat ne peut il pas choisir un poste sans responsabilités sans que cela soulève des interrogations et que l’on ne le recrute pas ? Pourquoi le jeune diplomé se voit objecté qu’il n’a pas assez d’expérience? Pourquoi à 40 ans le déjà senior fait peur au recruteur? etc…
    A vouloir recruter l’idéal ou le clone, à vouloir analyser les candidats que sur ce qu’ils ont été et non sur ce qu’ils peuvent devenir…des postes vont rester vacants. Il faut oser bouger les lignes du recrutement! Oser.

     
     
  2. Jérôme

    Il n’y a rien de paradoxal à ce que des postes soient disponibles alors que le nombre de chômeur a augmenté de 80000 le mois dernier.

    En temps normal, il y a environ 150.000 emplois créés et détruits chaque mois en France d’après Claude Picart (le double d’après Pierre Cahuc : http://fr.wikipedia.org/wiki/Emploi ). Avec la crise, le nombre d’emplois détruits doit être supérieur à 150.000 en ce moment, ce qui signifie à vue de nez qu’il reste au moins 70.000 emplois créés.

     
     
  3. laurent francois

    Marie-Agnès, je ne sais pas si les français n’ont pas envie de bosser, mais en tout cas, une chose est certaine : les recruteurs manquent souvent d’audace dans l’exercise de leur métier. Dommage.
    On aura beau me dire qu’aujourd’hui la diversité et le handicap sont des thèmes primordiaux pour toutes les entreprises « socialement responsables », tout cela me semble plus tenir du marketing que d’une réalité.
    Regardons autour de nous : combien de jeunes se retrouvent au chômage du fait de leur manque d’expérience ? Combien de seniors se voient refuser des emplois sous prétexte qu’ils sont « trop chers » ? De même, combien de travailleurs handicapés n’arrivent même pas à accéder aux locaux des entreprises qui les convoquent pour passer un entretien d’embauche ?
    Si nous sommes sur la bonne voie, il reste encore beaucoup d’efforts à faire pour changer les mentalités des recruteurs. Espérons que des blogs comme celui-ci y parviennent.

     
     
  4. Virginie

    Pourquoi les recruteurs ne trouvent pas de candidats ?? Parce qu’ils manquent de courage… et que nombreux d’entre eux ne prennent aucun risque.
    J’ai 40 ans, je suis cadre et j’ai plus de 22 ans d’expérience, je me suis positionnée sur un poste de non cadre dans une entreprise via Manpower, voici la réponse qui m’a été faite : « si vous êtes cadre vous ne pouvez pas prétendre à un poste de non cadre et si vous postuler sur un poste de cadre il vous faut avoir obtenu un diplôme BAC +4 pour cette entreprise !! ».

    Finalement, même si les compétences sont présentes il manque le papier !! Alors il ne me reste qu’à retourner sur les bancs de l’école ou partir à l’étranger…

    Dommage qu’en France on regarde beaucoup les formations et peu l’expérience..

     
     
  5. gilbert attal

    Le savoir faire d’une société comme la votre est une chance pour notre pays, je pense que petit à petit les sociétés comme la votre se substitueront au Pole Emploi.
    les résultats en matière de lutte contre le chomage ne pourront que s’en ressentir.
    rien de tel que de vrai professionnel, de vrais commerciaus pour trouver des emplois aux chomeurs.
    Bonne chance et …
    ne lachez rien

     
     
  6. Lebreton

    Comme sis un homme connu : « Français, Françaises ».
    Le chômage aujourd’hui (le vivant moi-même) n’est pas affaire de structures organiques gouvernementales.
    Les agences pour l’emploi tendent à faire foi d’optimalité mais néanmoins, infine, les acteurs majeurs de l’économie demeurent toujours moins friands de savoirs.
    Les cerveaux japonais aspirés aux Etats-Unis et payés moins cher que tous les autres. C’est ça trouver un emploi.
    Dans mon cas, j’ai pu acquérir des connaissances sur mes recherches : ne pas être physiquement incorrect, ne pas avoir des troubles physionomiques, ne pas être atteint de défauts incurables,… C’est être femme convenable avec léger décolté plongeant qui me détrôna d’un poste. Deux mois plus tard elle devint chef du dit service et mit sa fille pour la remplacer. Puis à peine trois semaines plus tard furent renvoyées pour en mettre une autre.
    Le problème ?
    1/ L’hétérogénéité n’existe pas :
    Une femme veut avoir un enfant et s’en occuper les quelques premiers mois : elle est remplacée voire même expédiée.

    2/ Les diplômes :
    Les diplômes obtenus dépendent des villes. J’ai suivi un cursus qui personnellement me donne un niveau bac+3 économie. Je suis diplômé néanmoins d’un bac+2.
    !! A Paris, un ex-ami m’a révélé les torts de la société : pour lui il s’agit d’un Master 1 puis Master GAP.

    3/ La remise en valeur des normes :
    Les personnes déficientes n’ont que d’intérêts. Embauchez-les et l’Etat vous viendra en aide. Les employeurs en profitent c’est tout.
    Moi même j’ai été refusé pour un poste que je convoitais pour « défaut physique » et n’ayant pas alors de justificatif. « Repasser par la suite avec une preuve administrative ! », me dit-on. A présent, j’ai la preuve que ce soi-disant « défaut physique » (bien que médical) existe. J’y retournai et me fis considérer comme incapable du fait de mes diplômes.
    Il s’engage une bts !! (Plus précisément un STI BTS qui s’obtient deux ans après le brevet des collèges !!! Et je l’ai connue au cours de mes études alors qu’elle mit fin aux siennes précocement).

    Alors, parler de chiffres du chômage ?
    Non, il faut parler de structuration des normes socio-culturelles.

     
     
  7. Patricia

    Aujourd’hui, le temps est morose au niveau emploi. Je suis étonnée de constater que de mon point de vue de demandeur d’emploi, je recherche depuis bientôt 3 ans, un emploi dans un service juridique ou en banque, je suis motivée, je précise que je suis mobile, je ne fais pas ma « difficile ».
    On me repproche mon manque d’expérience mais comment acquérir cette précieuse expérience lorsque l’on me donne pas la chance de prouver ce que je vaux?
    Je me suis remise en question, j’ai revu CV et lettre, uitliser mon réseau, que faire?
    Continuer à rester motivée, perséverer, un jour, quelqu’un va repérer mon potentiel et me donner ma chance.
    Je pense que les professionnels du recrutement doivent revoir leurs critères de recrutement.
    Merci de m’avoir lu

     
     
  8. Françoise Gri

    Le secteur bancaire ou les services juridiques sont des secteurs qui continuent, malgré la crise, à recruter. Dans la banque de détail en particulier, l’effet « renouvellement de générations » joue à plein. Donc courage !
    Néanmoins, vous décrivez un cercle vicieux malheureusement bien connu des jeunes à la recherche d’un premier emploi: « pas d’embauche car pas d’expérience, pas d’expérience car pas d’embauche ». Un cercle vicieux que l’entreprise doit rompre en faisant preuve d’audace dans ses profils recrutés et en misant sur des talents diversifiés.

     
     
  1. GuAM

    [I share] Chiffres du chômage et offres d’emploi: Les chiffres du chômage sont tombés : 79 900 chômeurs.. http://tinyurl.com/d8bdva

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