Quand démocratie entrepreneuriale et démocratie numérique se complètent

17
03
2

Le Figaro de ce matin me conforte dans le bien fondé de l’aventure entamée il y a quelques semaines : via le blog, la désintermédiation – c’est-à-dire la capacité de connexion directe entre individus – s’empare de champs nouveaux et insoupçonnés.

Il y a quelques mois, de l’autre côté de l’Atlantique, mybarackobama.com a constitué un dispositif essentiel à la victoire du candidat démocrate. Aujourd’hui, plus modestement, c’est une bataille financière, avec tout ce que cela comporte de respect des règles de transparence, qui investit le web participatif. Ma démarche a en commun la logique d’un dialogue direct avec l’opinion. Et moins de mobiliser: l’enjeu, au travers de ce blog, est de débattre et de partager sur les grandes questions sociétales inhérentes aux problématiques de l’Emploi et du Travail en France. Faire en sorte que ces questions ne se cantonnent plus à une sphère de spécialistes, mais s’ouvrent publiquement – c’est-à-dire à toutes ses parties prenantes. Parce que je suis convaincue qu’en ces domaines les modèles anciens auront vécu ou ne seront plus crédibles au sortir de cette crise et que c’est ensemble qu’il convient dès à présent d’en définir de nouveaux.

Réactions
2
  1. Marco

    Tout à fait. Cette question soulève immanquablement celle de l’information économique, stratégique par nature, et génératrice de confiance ou non en temps de crise. C’est d’ailleurs ce qui semble avoir motivé la tenue d' »Etats généraux de la presse économique » par la CCIP il y a une semaine

    http://www.friedland.ccip.fr/728_anciens-et-nouveaux-medias-economiques2/

    Les éléments suivants ont été avancés:

    «  » Pour certains, la crise de la presse sera moins une question de contenus proprement dit que de nouveaux usages et d’adaptation des contenus aux modes de lecture. Internet devenant même l’ «instrument de revanche des classes moyennes », et la presse traditionnelle « s’accrochant à l’ancien système de pouvoir politique… ».

    Pour d’autres,la crise de la presse tient notamment à la quantité d’espace publicitaire disponible sur le net, répartie « entre tout un tas d’acteurs, qui en gagnent un peu chacun », les véritables gagnants étant les agrégateurs de publicité, dont le plus important, Google, se trouve en position largement dominante. Dans ce système, avec plus de lecteurs, les médias font pourtant moins de recettes. Cette situation met en avant la répartition inégale des gains entre producteurs d’informations et agrégateurs.

    Pour les médias économiques, comme l’explique Econoclaste, les centres de profit « annonceurs » et « paiement des lecteurs », sont plus importants pour les médias « éco » que pour les autres.

    Cela ne les exclut cependant pas de la crise. Alors même que l’information économique, les journaux, les sites, les blogs, les chaînes de télévision, les radios spécialisées dans la vie des affaires contribuent à orienter les choix des décideurs publics et des entrepreneurs, au moins autant qu’ils éclairent les profanes.

    Dans le même temps, on constate depuis plusieurs années déjà que l’économie, en tant que discipline, souffre d’un manque de compréhension, de diffusion et d’accessibilité. Des enquêtes menées par le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie sur le niveau de connaissance des Français en économie montrent à la fois, leur compréhension insuffisante et limitée, leur intérêt et leur volonté manifeste de mieux la comprendre et leur conscience de la prépondérance qu’elle revêt dans la société actuelle.

    Dans une étude quantitative réalisée en décembre 2008, il a cependant été constaté que la lecture dans la presse des sujets relatifs à « l’économie et aux placements » arrivait en 8e position, entre les sujets cuisine et santé bien-être.

    C’est un constat étonnant et décevant. Étonnant parce qu’une partie essentielle de la vie des français dépendra du contenu de cette information et de leur capacité à l’arraisonner. Etonnant parce que les technologies numériques, notamment, donnent un accès permanent à une pluralité de sources. Enfin, c’est un constat décevant parce qu’il pourrait laisser croire que l’économie ne contribue pas à rendre les individus plus libres. L’existence d’une presse économique pluraliste et de qualité joue pourtant un rôle déterminant dans la vitalité de notre « démocratie économique ». » »

    C’est une vraie bonne question, qui n’est accessoire ni pour l’économie, ni pour les entreprises …

    Bien à vous

    Marco

     
     
  2. Stephen A.

    Bonjour Françoise,

    Votre intervention chez Calvi était très bonne. J’ai beaucoup apprécié : très objective et efficace. Je crois en effet que sans une petite mesure il sera difficile de faire un bilan ou d’envisager une perspective d’avenir. Du travail propre. C’est rare de nos jours. Vous êtes la preuve vivante que les femmes peuvent occuper de hautes fonctions.

    Et même si ce n’est pas le sujet je vous ai trouvé très jolie.

    Bonne continuaton…

    Cordialement.

    Stephen

     
     

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>