Génération Start-Up, Effet Papillon?

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L’actualité est si sombre en ce début d’année, qu’il faut se concentrer pour trouver quelques signaux positifs…

Je trouve pour ma part, que le regard que les plus anciens portent en ce moment sur les jeunes Start-Up’ers fait partie de ces petites choses réconfortantes. Certes le signal est faible, mais peut être y a t-il là un potentiel d’impact bien plus important sur notre société apeurée et crispée, qui a tant besoin d’un élan positif vers l’avenir.

Les études nous le disent : les jeunes diplômés pensent de plus en plus à créer leurs entreprises et a minima à travailler dans un statut de freelance : 22% en 2014, 33% en 2015 selon l’étude NewTalent de l’Edhec..Les jeunes considèrent qu’ils sont leur propre entreprise, et que leur projet personnel passera par différentes étapes d’emplois ou de créations d’entreprises.

On peut bien sûr regarder le verre à moitié vide et se dire que l’intégration dans le marché de l’emploi se faisant plus difficilement, leur choix est d’abord un choix réaliste (cf The walled World of work - The Economist)
Mais on peut se dire aussi qu’il y a là l’affirmation d’une vraie confiance en eux, l’aspiration profonde d’avoir un autre modèle de vie, et la volonté de conserver une nouvelle liberté.

Ce qui est amusant, c’est la fierté qui est en train de se développer chez leurs parents.
Les séniors n’en reviennent pas du talent que démontrent leurs enfants! Ceux-ci ont des idées, ils savent ‘pitcher’, sont malins pour trouver des appuis, et eux que l’on décrit comme ayant besoin d’encouragements permanents, sont en fait prêts à beaucoup d’efforts et de sacrifices pour concrétiser leurs rêves.
Et contrairement aux études qui disent que 65% de jeunes américains ne veulent que faire fortune et se projettent facilement comme futurs créateurs de licornes, les jeunes créateurs d’entreprise veulent (aussi) du sens et avoir un impact positif sur la société.

Les entreprises ne sont pas en manque d’admiration pour ces jeunes patrons. Voilà, les comités de directions qui invitent de jeunes entrepreneurs pour que ceux ci leur expliquent le monde digital.. et leur vision du management, eux qui n’ont quand même en général pas encore managé grand-chose…

Le nouveau Dean d’HEC les appelle les Millennipreneurs et se dit privilégié de les côtoyer Vendeur, certes..Mais sincère aussi ,car ces jeunes diplômés, ces jeunes entrepreneurs, transmettent une formidable énergie positive, et qu’à les écouter on a envie de leur faire confiance pour construire un avenir que nos générations ont plutôt compromis.

Bien sûr il y a tout ce discours sur l’intergénérationnel qui ne met en évidence que les différences, les incompréhensions, les tensions, les injustices.
Et bien sûr il y a une bonne dose de naïveté dans les attitudes et les projets des uns et des autres.

Mais c’est en rêvant que l’on construit plus grand et différent, et une société qui admire ses jeunes se projette forcément vers l’avenir. S’ils décident d’y travailler ensemble c’est encore mieux! Lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve alors que lorsqu’on rêve à plusieurs c’est déjà une réalité. L’utopie partagée, c’est le ressort de l’Histoire a dit Helder Camara.

Souhaitons-nous donc que notre regard sur les jeunes Start-Up’ers  déclenche un Effet Papillon!

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