Alignement

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Le mot n’est pas sympathique, il évoque les rangs d’une armée au garde à vous, la ligne qu’il ne faut pas dépasser..
C’est aussi le mot que l’on utilise dans l’entreprise pour dire que l’on partage une vision, des objectifs, des valeurs..
Faire que tous ses collaborateurs soient alignés sur ce que l’on fait et pourquoi on le fait est sans doute l’enjeu majeur du management, parce que sans alignement, on perd du temps, de l’énergie, de la motivation. Sans alignement, il n’y a pas d’autonomisation possible, pas de délégation et l’initiative a plus de chance d’être contreproductive que source d’innovation.

Dans une startup, c’est facile de s’aligner. On partage un openspace unique, tout le monde parle avec tout le monde. Si quelqu’un dévie on le voit tout de suite, on peut discuter et se réaligner. Et puis, quand on se lance ensemble dans une telle aventure, on partage au départ une même culture, la même ambition. Dans une start-up, on ne travaille pas sur l’alignement, il va tellement de soi, que l’on peut pivoter sans presque se le dire parce que tout le monde vit la même chose.

Dans une grande entreprise, c’est une toute autre histoire.
On est nombreux, on se parle principalement par mails, webinar ou management interposé. L’entreprise a une longue histoire qui a laissé des traces chez ses collaborateurs, mais que chacun a vécu et vit différemment parce qu’il a rejoint l’histoire à des moments différents, à des endroits différents.
Et puis il y a la distance entre le siège et les structures opérationnelles qui sont ailleurs. Il y a les différences culturelles quand on est international. Bref la grande entreprise est une tour de Babel qu’il est bien difficile d’aligner sur une vision unique, des objectifs clairs et des valeurs partagées. Pour y arriver, ces dernières années, on a combiné d’un coté, un travail sur les processus, les systèmes de management, les indicateurs, et de l’autre, des efforts de communication, de formation et le déploiement d’outils collaboratifs.

On ne peut pas vraiment pas dire que les résultats soient au rendez-vous!

Dans son étude Myths, exaggerations and uncomfortable truths, IBM Institute met en évidence 2 constats :
1- les employés sont dans le noir en ce qui concerne la stratégie de leur organisation et ce que l’on attend d’eux. C’est plus de la moitié des Baby Boomers et des Milléniums et plus de 40% des Gen X qui le disent. (Intéressante différence générationnelle sur laquelle nous reviendrons).
2- toutes générations confondues, les collaborateurs considèrent que l’expérience client offerte par leur entreprise est pauvre.
Si on y ajoute les résultats de motivation de l’étude Gallup, autant se le dire, le bilan est franchement mauvais.

La bonne nouvelle est que l’on a donc pas grand chose à perdre à changer de méthode, la mauvaise est qu’il va falloir le faire vite  (voir mon billet précédent) et faire vraiment différemment.

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